Shampoing violet et Redken Shades EQ : mon avis après des mois de reflets jaunes
Mon balayage blond avait viré au jaune laiton en quelques semaines – et j’y avais bien contribué. Mon retour d’expérience honnête sur quatre erreurs, avant que Redken Shades EQ et le shampoing violet Blondage finissent par enlever les reflets jaunes.
Par Jana Brandt · 
Les reflets jaunes dans mon blond ne sont pas apparus tout seuls. Je les ai cultivés moi-même pendant des mois – avec le mauvais shampoing violet, le mauvais temps de pose et la certitude bien ancrée qu’on peut faire partir une couleur à coups de soin.
Mi-décembre, le balayage était tout frais et bien froid. Fin janvier, il n’en restait rien : chaud, jaune doré, comme le vernis d’un vieux cadre. Je ne prenais plus mes selfies que de trois quarts, pour que la lumière de la cuisine avale le jaune, et le matin, devant le miroir, je me persuadais que c’était l’éclairage.
Ce qui a fini par faire partir les reflets jaunes, c’est la combinaison d’un gloss Redken Shades EQ au salon et du shampoing violet Redken Color Extend Blondage à la maison. Le gloss neutralise à l’intérieur du cheveu, le shampoing entretient le ton froid. Avant ça, il y a eu quatre erreurs – et c’est la partie vraiment utile de cette histoire.
J’ai pris le shampoing violet le moins cher
Mon premier réflexe a été le shampoing violet le moins cher du rayon parapharmacie. Je l’utilisais à chaque lavage, en me disant que plus j’en mettais, mieux c’était. Résultat : les mèches les plus claires tiraient par endroits sur le lilas, en plaques, et les reflets jaunes revenaient quand même au bout de deux lavages. Pendant des mois.
Ma coloriste a fini par m’expliquer en une phrase pourquoi ça ne pouvait pas marcher : le shampoing violet dépose du pigment en surface, alors qu’un gloss demi-permanent comme Redken Shades EQ travaille à l’intérieur du cheveu et corrige le sous-ton. J’avais donc passé des mois à faire mousser contre les reflets jaunes au lieu de les neutraliser une bonne fois pour toutes.
Le shampoing, c’était le pansement. Le gloss, c’était la vraie remise à zéro – si seulement je l’avais su plus tôt.
J’ai confondu soin et correction de couleur
Ensuite, j’ai investi dans un masque de soin éclaircissant, parce que l’emballage parlait beaucoup de brillance et de lumière. Mes cheveux sont effectivement devenus plus souples. Sur la couleur, exactement rien. Doux et jaune, ça reste jaune.
En parallèle, j’ai attendu – en me disant que ça s’arrangerait au prochain rendez-vous. Sauf que les tons chauds ne partent pas tout seuls. Ils s’installent. Plus j’attendais, plus le doré devenait marqué.
Après cette étape, j’ai bien failli passer une couleur plus foncée par-dessus et abandonner le blond. Alors que mes cheveux n’étaient même pas abîmés – ils étaient juste chauds. Trois heures de coloration complète et des racines à reprendre : je n’avais vraiment pas envie de risquer ça pour si peu.
J’ai laissé poser le shampoing violet trop longtemps
Cette erreur-là, je ne l’ai faite qu’après le gloss, quand j’ai pris le relais à la maison avec le Blondage. Une fois, par flemme, je l’ai oublié sous la douche et laissé poser cinq bonnes minutes. Résultat : un voile gris-lilas terne sur les mèches les plus claires, qui n’est parti qu’au lavage suivant.
Depuis, je m’en tiens à deux ou trois minutes, pas plus. Et à la dose : le produit est d’un violet presque bleu d’encre, une noisette suffit pour les longueurs. Si tu doses généreusement et que tu laisses poser longtemps, tu n’obtiens pas un blond plus froid, tu obtiens un blond gris.
Le deuxième effet secondaire que je me suis attiré : les semaines où j’utilise souvent le shampoing violet, ce sont surtout les pointes qui semblent plus assoiffées. Un masque une fois par semaine rattrape bien le coup – mais autant être honnête : sur cheveux décolorés, ça laisse des traces.
J’ai cru qu’un gloss durait éternellement
Après le rendez-vous au salon, j’étais tellement soulagée que j’ai classé l’affaire. Erreur. Chez moi, l’effet froid bien net tient deux à trois semaines, puis la chaleur revient à pas de loup. Pas d’un coup, mais lavage après lavage, si discrètement qu’on ne le voit d’abord que sur une photo.
Sans le shampoing violet entre les rendez-vous, le gloss serait parti bien plus vite. Ce n’est pas un geste qu’on fait une fois puis qu’on oublie – c’est un entretien à tenir dans la durée. Si ça ne te dit rien, tu t’agaceras de voir la couleur s’estomper, aussi réussie que soit la patine.
À quoi ressemble ma routine aujourd’hui
Shades EQ est un gloss demi-permanent à pH acide, sans ammoniaque. Il n’éclaircit pas, il neutralise. Contre le jaune, on part sur les nuances violettes et bleues – chez moi, ma coloriste a composé un violet platine froid, appliqué avec la Processing Solution correspondante.
Je le fais faire au salon, parce que le mélange demande de l’expérience ; facturé comme une simple patine, ça revient bien moins cher qu’une coloration complète. Le gloss a une légère odeur acide, presque de vinaigre dilué – c’est comme ça avec Shades EQ. Après une vingtaine de minutes, on rince, et sur cheveux mouillés la différence est déjà là : le doré chaud a disparu, le blond paraît propre et calme, presque nacré. Aucun reflet lilas, juste plus froid.
À la maison, j’entretiens le résultat avec Color Extend Blondage. Mon rythme, depuis que je ne le dépasse plus :
- Shampoing violet un lavage sur deux ou trois, pas plus.
- Une noisette de produit, deux à trois minutes de pose, puis un rinçage soigneux.
- Un masque de soin par semaine contre la sécheresse des pointes.
Le matin qui a suivi le premier gloss, je me suis retrouvée dans cette même lumière de salle de bains qui m’agaçait depuis des semaines. J’ai tourné la tête – et le scintillement chaud avait disparu. Pour la première fois depuis des semaines, je n’ai pas eu besoin de prendre la photo de biais.
Ce que le blond froid coûte vraiment
Le poste récurrent, c’est le shampoing violet : environ 22 euros le flacon, et à mon rythme, un flacon tient trois bons mois. S’y ajoute le rendez-vous de patine, toutes les quelques semaines – une simple prestation de salon, et malgré tout une fraction de ce qu’aurait coûté une coloration complète avec reprise des racines.
L’autre prix à payer, c’est l’attention. Deux à trois minutes par lavage, un masque par semaine, un rendez-vous dans l’agenda. Ce n’est pas un produit qu’on achète et qu’on coche, c’est un rythme qu’on tient. C’est exactement là-dessus que j’avais échoué avant.
Et pour qui ça ne vaut pas le coup : si tes cheveux tirent franchement sur l’orange cuivré plutôt que sur le jaune, une patine violette ne suffit souvent pas – il te faut des pigments bleus, ou carrément un professionnel. Sur cheveux naturels foncés, non décolorés, il ne se passe quasiment rien. Et si l’entretien régulier te semble de trop, épargne-toi le gloss.
Avec le recul, par quoi j’aurais commencé
Je me serais épargné les mois de shampoing premier prix et de masques, et je serais allée directement au gloss. Depuis l’hiver, mon blond est enfin redevenu aussi froid que je le voulais – sans coloration complète, sans racines à reprendre, et sans avoir dû y renoncer.
Si tu ne devais retenir qu’une seule chose, ce serait le shampoing violet Blondage. C’est le produit pas cher qui fait tenir plusieurs semaines de plus le gloss cher du salon – à condition de doser avec parcimonie et de ne pas le laisser poser trop longtemps. C’est pour ça que le flacon ne quitte plus ma douche.
Questions fréquentes sur Redken Shades EQ et le shampoing violet
Comment Redken Shades EQ agit-il contre les reflets jaunes ?
Le déclic, pour moi : Shades EQ n’est pas un éclaircissant mais un gloss demi-permanent sans ammoniaque. Il se dépose dans le cheveu comme une coloration légère et neutralise les tons jaunes et cuivrés avec des pigments violets et bleus. Mon blond n’est pas devenu plus clair, seulement plus froid et plus homogène – exactement ce que je voulais.
Le shampoing violet suffit-il seul contre les cheveux jaunes ?
Honnêtement : seul, le shampoing violet ne m’a jamais complètement enlevé les reflets jaunes, parce qu’il ne dépose le pigment qu’en surface – c’est là-dessus que j’ai perdu des mois. En revanche, pour faire tenir le gloss, Color Extend Blondage vaut de l’or et prolonge nettement le ton froid entre deux rendez-vous. Mon avis, c’est la combinaison, pas le shampoing en solo.
Combien de temps ça tient avant le retour des reflets jaunes ?
Chez moi, l’effet froid bien net obtenu au salon tient environ deux à trois semaines, puis la chaleur revient à pas de loup. Avec le shampoing violet un lavage sur deux ou trois, je prolonge ça nettement – mais il ne remplace pas le gloss.
Et si je laisse poser le shampoing violet trop longtemps ?
Ça vire au gris-lilas, je parle d’expérience. Une fois, j’ai laissé poser le Blondage cinq bonnes minutes et je me suis retrouvée avec un voile gris-lilas terne sur les mèches les plus claires. Deux à trois minutes, c’est vraiment la limite ; au-delà, le ton ne devient pas plus froid, il devient juste terne.
Puis-je neutraliser des cheveux jaunes sans passer par le salon ?
Un peu, oui : le shampoing violet, tu peux l’utiliser entièrement à la maison, et pour des reflets jaunes légers, ça suffit souvent. Le gloss Shades EQ, je le ferais plutôt faire par un professionnel – le mélange avec la Processing Solution demande de l’expérience, et je ne me serais pas sentie capable de le réussir seule.
Le shampoing violet dessèche-t-il les cheveux ?
Chez moi, un tout petit peu. Les semaines où j’utilise souvent le shampoing violet, ce sont surtout les pointes qui semblent plus assoiffées. Un masque de soin une fois par semaine rattrape bien le coup, mais sur cheveux décolorés, je ne le ferais pas sans un soin pour compenser.
Pour qui la combinaison vaut-elle le coup – et pour qui non ?
Sur cheveux décolorés, blonds ou gris avec des reflets jaunes qui n’ont pas besoin d’une coloration complète, la combinaison est idéale à mes yeux. Elle ne l’est pas si tes cheveux tirent fortement sur l’orange cuivré plutôt que sur le jaune – il te faut alors des pigments bleus ou un professionnel – ou si l’entretien régulier ne te dit rien. Sur cheveux naturels foncés, sans décoloration, tu ne verras quasiment aucune différence.
Témoignages de lecteurs
CommenterNadège S. · avril 2026
Le shampooing violet a vraiment enlevé les reflets jaunes chez moi – mais exactement comme tu le dis : si on le laisse poser trop longtemps, ça vire au grisâtre. La deuxième fois j’ai raccourci le temps de pose, et depuis c’est nickel.
Caroline B. · mars 2026
Le gloss chez le coiffeur était trop cher pour la durée que ça tient, je reste au shampooing à la maison. Merci quand même pour cette comparaison honnête.
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